Flore de Mauritanie
DOI:
https://doi.org/10.54246/n1cx8d05Abstract
La flore de Mauritanie est marquée par sa grande pauvreté, eu
égard à son nombre très réduit de taxas, mais également par sa très faible
densité (à peine une espèce pour 1000 Km2), même si cette pauvreté est
compensée par la relative grande richesse spécifique de certains genres
(notamment IndigoferaetCyperus). Le contexte d’une zone à cheval entre
un Sahara au Nord aride et un Sahel au Sud souvent peu arrosé rend la
flore mauritanienne plus sensible à la sécheresse chronique, mais aussi à
l’action néfaste de l’homme (coupe abusive, surpâturage, feux de
brousse). Au plan systématique, cette sensibilité de la flore est évidente
du fait que près de la moitié des familles répertoriées dans la littérature
(Barry et Celles, 1991; Lebrun, 1998) sont représentées par un seul genre
et une seule espèce. La grande superficie du territoire et l’existence de
zones difficiles d’accès constituent les obstacles majeurs à la
connaissance de la biodiversité végétale.
La végétation est composée essentiellement d’herbes formant un
« acheb » souvent éphémère. Les ligneux sont représentés, surtout dans la
partie sahélo-soudanienne au Sud, par une strate plutôt arbustive dominée
par les épineux du genre Acacia (Mimosaceae).
La flore mauritanienne, confrontée à un contexte bioclimatique
caractérisé par un déficit pluviométrique chronique sur la plus grande
partie du territoire, apparaît dominée, au niveau du spectre taxonomique,
par la classe des Dicotylédones (au niveau des familles et des genres) et
par celle des Monocotylédones.
Au niveau du spectre biologique, les herbacées dominent
largement et les Thérophytes occupent, à eux seuls, 50 % de l’ensemble
des espèces potentielles.
Enfin, le spectre chorologique montre la prédominance du
cortège des espèces africaines, afro-asiatiques, pantropicales et saharoarabiques.
Mots-clés : Flore de Mauritanie, Pauvreté floristique, Spectre
taxonomique, Spectre biologique, Spectre chorologique.

