L'attitude des membres de la halqa des Azzaba face au colonialisme français : étude de cas du cheikh Amhammad ben Youssouf Atfayech et du cheikh Ibrahim Bayyoud.

Auteur/ices

  • Mohammed Boussada

Mots-clés :

Histoire de la vallée du M’zab ; Amhammad ben Youssouf Atfayech ; cheikh Ibrahim Bayyoud ; occupation du M’zab ; histoire de Ghardaïa.

Objectifs de développement durable (ODD)

SDG 16
SDG 16 Paix, justice et institutions efficaces
33%

Résumé

Cette étude examine la position du Conseil des Azzaba (al-‘Azzaba) à l’égard de l’occupation française de la vallée du M’zab, en se concentrant sur deux figures majeures : le cheikh Amhammad ben Youssouf Atfayech et le cheikh Ibrahim Bayyoud.

Dès le début, le cheikh Atfayech s’opposa au traité de protectorat conclu en 1853 entre les notables mozabites et les autorités françaises, appelant au rejet total de l’autorité coloniale française. Toutefois, les circonstances politiques de l’époque contraignirent les notables à signer ce traité, considéré comme la seule alternative à une occupation militaire directe, susceptible d’entraîner la destruction de la région et l’anéantissement de sa population. Les autorités françaises ne tardèrent pas à violer cet accord en procédant à l’annexion officielle de la vallée du M’zab en 1882, ce qui poussa le cheikh Atfayech à protester et à réclamer le respect des dispositions initiales du traité, une position qu’il développa largement dans ses écrits.

Après sa disparition, le cheikh Ibrahim Bayyoud poursuivit cette lutte. Il s’opposa à la loi de la conscription obligatoire, revendiqua la fin du régime militaire et œuvra pour l’intégration administrative de la région du M’zab au département d’Alger. Il défendit également la langue arabe et l’identité islamique à travers la création d’écoles libres et l’envoi de missions éducatives en Tunisie. Avec le déclenchement de la Révolution algérienne, Bayyoud devint l’un de ses principaux défenseurs dans le Sud, affirmant que son combat visait fondamentalement la préservation de l’intégrité territoriale de l’Algérie, un engagement confirmé par son rejet catégorique du projet français de séparation du Sahara.

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Publiée

09-07-2026